
Le pavillon Flaubert
Musée littéraire de la Ville de Rouen
18, quai Gustave Flaubert
Dieppedalle-Croisset
76 380 Canteleu
Tél.02 35 71 28 82
Seul vestige de la propriété où Flaubert écrivit toute son oeuvre, le pavillon de jardin propose une évocation de l'écrivain qui y recevait ses amis : Maupassant, George Sand, Louis Bouilhet, Edmond de Goncourt, Emile Zola, etc.
On y trouve des portraits de famille et d'amis et des objets de son cabinet de travail.
Ouverture :
-
Du 1er juillet au 31 août, ouverture du mercredi au dimanche de 14h à 18h
-
Du 1er septembre au 30 juin, ouverture les samedis et dimanches de 14h à 18h
-
Visites de groupes sur rendez-vous le jeudi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
En 1845, la famille Flaubert achète à Croisset (commune de Canteleu) une maison blanche à deux étages,
située en bord de Seine, et datant du XVIIe siècle.
Cette demeure est une ancienne propriété des moines de l'abbaye de Saint-Ouen.
Flaubert prétend que Pascal s'y arrêta, et que l'Abbé Prévost y composa Manon Lescaut.
Pour les Flaubert, c'est avant tout une maison de campagne.
En janvier et en mars 1846, les disparitions successives de son père et de sa jeune soeur
morte en couches changent la situation : Gustave s'installe à Croisset à demeure avec Madame
Flaubert, sa mère, qui tient la maison et y élève sa petite-fille, Caroline.
A Croisset, Flaubert écrit toute son oeuvre. Il y lit à haute voix ses textes, seul dans son "gueuloir" ou en présence de ses amis. Louis Bouilhet, quand il habite Rouen, vient le voir presque toutes les semaines. Les écrivains qu'il fréquente à Paris lui rendent également visite: Maxime Du Camp, Théophile Gautier, les frères Goncourt, George Sand, Tourguéniev, Zola et, à la fin de sa vie, son jeune disciple Maupassant.
En 1872, à sa mort, Madame Flaubert lègue la propriété de Croisset à sa petite-fille Caroline,
épouse Commanville, à la condition expresse que Gustave puisse continuer à y vivre.
Sa volonté sera respectée. Gustave Flaubert meurt à Croisset, le 8 mai 1880, en plein travail
sur les dernières pages de Bouvard et Pécuchet.
Le domaine est alors vendu par les Commanville pour éponger leurs dettes, contractées à la suite de leur
faillite des années 1874-75. La grande maison est détruite pour être remplacée par une usine, qui
abritera diverses activités avant de fermer finalement.
Reste le pavillon qui, en 1904, à l'initiative de Jean Revel bientôt soutenu par ses proches et
Caroline Commanville, fera l'objet d'une soucription pour son rachat et sa transformation en musée.
Celui-ci sera inauguré le 17 juin 1906.
Grâce à ce geste, le pavillon sauvegardé permet d'évoquer la présence de Gustave Flaubert à
Croisset : des portraits des amis et de la famille, des dessins et des gravures de l'époque de Flaubert,
et des objets personnels qui rappellent son cabinet de travail : un fauteuil, une bibliothèque,
un écritoire, des pipes, des plumes d'oie et l'encrier grenouille.